J'AI LA TAILLE DE CE QUE JE VOIS

Conception et mise en scène : Valérie Berthelot - Danse et création : Laëtitia Davy - Création sonore, vidéo, jeu : Gérald Bertevas - Création lumière : Joel Viot - Danse et création pour la vidéo : Charles Vannier - Illustration : Laurent Vignais. 

Soutiens : Conseil Régional des Pays de la Loire, Conseil Départemental de la Mayenne, Ville de Laval, Saison Culturelle de l'Ernée, Pôle Culturel des Coëvrons. 
"Le livre de l'intranquilité" de Fernando Pessoa est édité chez Christian Bourgeois Editions. 

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Courte forme poétique, sans mot, inspiré d'un poème de Fernando Pessoa extrait du livre de l'intranquilité volume 2. Le dispositif de cette création est une scène petit, un coin, une cachette où un homme intranquille rêvasse derrière ses machines à musique. Son regard accroche une minuscule ballerine enfermée dans une bouteille de verre. Est ce la force de son imaginaire qui donne à celle-ci taille humaine, vie et danse pour l'espace d'une demi heure ? 
Une danseuse et une musicien évoquent l'irréelle rencontre entre une femme qui n'existe que par la poésie sonore et un homme aux allures d'un Buster Keaton. 
Qu'est ce qui existe vraiment pour lui : la danseuses née d'un bruit d'une bouteille brisée… la ville sans couleur d'un film projeté qui nous emmène au dehors… les silhouettes de la danseuse disparue et suspendues… 
Comme une histoire d'amour qui commence, ce spectacle se vit sur le mode de la magie et de l'enchantement que l'on ait 5 ou 90 ans. Cette création est à l'image du livre de Fernando Pessoa dont il parle comme son journal intime et comme un espace où, dit-il "je me constelle en cachette et où je possède mon infini."
  


La Presse : La Nouvelle République. 
"J'ai la taille de ce que je vois". Un spectacle totalement féerique. Comment concevoir un spectacle pour enfant qui puisse séduire petits et grands ? Voilà bien une question à laquelle la compagnie Art Zygote a trouvé une réponse avec sa pièce "J'ai la taille de ce que je vois". Un homme, aux manettes d'un étrange pupitre donne des ordres à une poupée vivante. Il émet un son et la marionnette réagit, maladroitement au début puis de plus en plus habilement. De ce qui n'était qu'une poupée de chiffon au début du spectacle, se transforme en une jeune femme dansant au gré de la musique. C'est burlesque car parfois le son dérape, fait une drôle de brui qui fait rire les enfants, et réagir bizarrement cette si jolie danseuse. Ce spectacle est sans paroles, mais vibre à l'oreille et à l'oeil. 
C'est une rencontre magique entre une danseuse et un musicien. Ils ne se parlent pas et se comprennent si bien que toute parole est superflue. Un très joli spectacle qui s'aventure même dans le numérique en passant par la vidéo. Et point d'orgue, au final, lorsque des dizaines de ballerines en robe rouge accrochées à un ballon d'hélium font leur entrée sur scène, cela se fait sous les yeux émerveillés des enfants et des parents. Pas de doute la compagnie Art Zygote a non seulement trouvé la formule magique pour animer les ballerines à robe mais aussi pour séduire tout un chacun pourvu qu'il ait gardé une âme d'enfant. 


"Coup de coeur". L'Espal, Scène Conventionnée Théâtre Le Mans. 
Ce petit bijou de spectacle a vu le jour dans un écrin particulier ; une cave voutée de 5 mètres sur 4, à l'ombre de laquelle enfants et adultes se sont pressés sur les mêmes bancs. 
D'abord on le distingue Lui, le musicien aux platines de son tarabiscotée, énergumène drolatique aux allures éberluées de savant fou, dont l'esprit lunaire semble aussi enchevêtré que les fils de sa machine sonore. Derrière le verre de ses lunette, on soupçonne un romantique à peine masqué, qui porte son regard vitré dans les hautes sphères de l'imaginaire, "jusqu'aux étoiles les plus lointaines" de Pessoa peut-être. A force de rêverie, son esprit languissant va animer l'objet chéri de sa contemplation : Elle : une frêle poupée, ballerine prisonnière de sa cloche de verre. Un être minuscule qui envahit pourtant tout l'espace mental de son myope admirateur. Elle ? C'est l'Amour hissé sur les pointes. Ell, c'est la couleur qui fait palpiter un paysage en noir et blanc. Avec elle, c'est la projection fascinée de notre ultime fantasme ; atteindre l'autre, qui prend vie. l'amour balbutie tout juste sa première note que la ballerine dans déjà. Le rêve prend corps, alors l'amour monte à la tête et fait battre le sang aux tempes. Doux grippement, course folle, propulsion incontrôlée de soi vers l'autre, et vice et versa. On le suit à la trace, jusqu'au vertige, cet amour là. Ce soir, pas besoin de mots. Musique, danse et images sont les seuls langages employés pour vous conter avec une poésie dingue et en toute simplicité, l'amour avec un petit ou un grand A ; Cette merveille qui surgit souvent dans le secret des songes cotonneux ou vagabonde l'esprit. Et si en sortant de la salle, Les rouges souliers de Jean-Louis Murat vous trottent dans la tête, ne vous étonnez pas… 

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